Publication sur The Conversation de l’article : « Quand la galaxie trumpiste accuse l’Europe de pratiquer la censure »
Alors que l’administration Trump multiplie les attaques contre la liberté académique et la liberté de la presse aux États-Unis, Washington accuse paradoxalement l’Union européenne (UE) de mettre en place une censure massive via sa législation sur la modération des contenus en ligne. Dans un article publié le 7 septembre par The Conversation, Stefania Di Stefano, chercheuse postdoctorale au sein de la Chaire sur la modération des contenus en ligne au Cnam et Suzanne Vergnolle, maître de conférences en droit du numérique et directrice de la Chaire, ont proposé leurs analyses sur ces attaques de l’administration Trump.
Selon les deux chercheuses, ces critiques visent surtout à imposer une certaine idéologie et, sous couvert de protéger les grandes entreprises technologiques américaines, à utiliser ces éléments comme monnaie d’échange pour les négociation relatives aux droits de douane. Les chercheuses rappellent toutefois que l’objectif du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) n’est pas de censurer, mais bien de garantir la liberté d’expression dans le respect des droits fondamentaux tels que la dignité humaine, la non-discrimination ou la protection de la vie privée. Elles soulignent que la critique du pouvoir en Europe est protégée par la liberté d’expression, laquelle est garantie par le DSA, contrairement à la situation américaine où le gouvernement a tendance à réduire au silence toute voix dissonante.
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